La tribune publiée par notre collègue José Mirande sous le titre « Un Pacte fiscal martiniquais : il est temps d'ouvrir le débat ! » a au moins un mérite : celui de remettre sur la place publique une question essentielle pour l'avenir de notre pays. Oui, ouvrons ce débat. Il est légitime, nécessaire et même devenu urgent au regard des difficultés économiques, sociales et financières auxquelles la Martinique est aujourd'hui confrontée. Sur ce point, nous pouvons nous retrouver.
« I have a dream… » disait Martin Luther King. Moi aussi, j'ai un rêve. Celui de voir, en 2030, les Matininos fouler la pelouse d'une Coupe du monde de football. Un rêve né devant l'enthousiasme suscité par les parcours de Curaçao, d'Haïti et surtout du Cap-Vert, dont les joueurs ont fait vibrer tout un peuple avant d'être accueillis en héros à leur retour. Pourquoi la Martinique ne pourrait-elle pas, elle aussi, connaître cette immense fierté collective ?
Depuis l'annonce de la signature aujourd’hui de l'Accord-cadre entre l'État et la Collectivité Territoriale de Martinique, certains tentent de faire croire aux Martiniquaises et aux Martiniquais qu'une prétendue autonomie leur serait imposée dans leur dos.
Avocat d’une des parties civiles dans le dossier du chlordécone et co-auteur avec Raphaël Confiant de l’ouvrage « Chronique d’un empoisonnement annoncé – Le scandale du chlordécone aux Antilles françaises (1972-2002) », je prends acte du vote unanime de l’Assemblée nationale reconnaissant la part de responsabilité de l’État dans ce scandale sanitaire, environnemental et humain sans précédent.