Partout dans le monde, des lieux puissants incarnent la mémoire de la traite négrière et de l’esclavage : Gorée au Sénégal, Ouidah au Bénin, le mémorial des Nations Unies à New York, le Mémorial ACTe en Guadeloupe ou encore le mémorial de Nantes. Pourtant, la Martinique — terre d’Aimé Césaire, de Frantz Fanon et d’Édouard Glissant — ne possède toujours pas un grand lieu mémoriel emblématique consacré à la traite négrière, à l’esclavage et aux résistances du 22 mai 1848. Un peuple sans mémoire visible fragilise la transmission de son histoire.
Difficile de passer sous silence la disparition de celui pour qui la parole était avant tout une arme miraculeuse. Roland Ménil s’en est allé ce samedi 9 mai 2026, frappé par l’aristocratie de l’âge, à 86 ans, lui cet homme d’engagement et de conviction qui, toute sa vie durant, aura porté avec ferveur l’idée de l’émancipation du peuple martiniquais, d’abord au sein du PPM, puis du MIM.
La scène pourrait sembler anodine pour qui ne regarde que les équilibres politiques. Elle est en réalité profondément révélatrice d’un dysfonctionnement démocratique
Conseiller à l’Assemblée de Martinique mais avant tout, Avocat et Docteur en droit, il m’a semblé indispensable d’alerter l’opinion publique et les citoyens sur ce qui s’est déroulé en filigrane, aujourd’hui, lors de l’élection du président de l’Espace Sud. Car au-delà des apparences, un risque réel d’instabilité politique se dessine. Et, in fine, ce sont les politiques publiques qui peuvent se trouver bloquées — et les Martiniquais qui, une nouvelle fois, trinquent.
Dans son dernier ouvrage « Adan djol Tan chenfè mil tet-la/Dans les gueules de Chronos le chien-fer à mille têtes », l’écrivaine Térèz Léotin, fidèle à sa plume et à sa démarche d’écriture bilingue, met le créole au même niveau du français. Elle propose un roman structuré en deux parties, où le créole ouvre la danse en première partie, avant de laisser place à sa traduction en français dans la seconde. Marie-Anne Joseph, étudiante en Master en Langues, Littérature et Civilisations étrangères et Régionale, nous relate la richesse lexicale de ce roman qui, sans nul doute, demeurera un joyau de la littérature créole.
À Rivière-Salée, la section de Martinique-Écologie, conduite avec conviction et dynamisme par Marie-Anne Joseph, a fait vivre tout au long de l’année une écologie concrète, humaine et profondément enracinée dans la réalité du territoire.