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le prix de l'eau en question
11-10-2007

 L’eau hors de prix ?

par Louis BOUTRIN 

Le prix de l'eau est souvent source de contestation chez des abonnés qui ont du mal à admettre le coût actuel et les augmentations successives d'une ressource naturelle … qui ne fait que tomber du ciel !

 
L'absence de transparence par le passé des collectivités organisatrices et des entreprises délégataires ainsi que les différents scandales autour de la passation de marchés publics expliquent en partie cette perte de confiance des abonnés. Pourtant,  il n'est pas si loin le temps où il fallait aller chercher l'eau à la fontaine ou à la petite mare de campagne. Aujourd'hui, l'eau potable à domicile, à toute heure, quel que soit son quartier, l'étage où l'on habite c'est ce bien-être quotidien apporté aux abonnés de Guadeloupe et de Martinique.

 

          Leprix de l'eau est donc le résultat d'un ensemble d'opérations pourtraiter l'eau des rivières (ou des sources) et la rendre potable, pourla transporter et l'acheminer dans chaque domicile. C'est aussi le coûtde l'assainissement des eaux usées pour la protection de notreenvironnement. Chez nous, beaucoup reste à faire dans ce domaine carl’assainissement des eaux usées est loin d’être assurée partout. C'estdonc tout cela que nous payons même si l'assiette de calcul de notrefacture demeure notre consommation calculée en m3 d'eau.

      Saufdérogation, obligation est faite aux communes depuis quelques années dedisposer, pour le service de l'eau ou de l'assainissement, d'un budgetautonome, les recettes devant équilibrer les dépenses, et de bienprendre en compte l'ensemble des dépenses du service (y comprisl'amortissement des investissements). Les communes ne peuvent donc plusfaire supporter par leur budget général, c'est à dire par l'impôt, desdépenses destinées à l'eau. C'est la traduction du principe comptableselon lequel "l'eau paie l'eau" qui doit être appliqué à tousles services de l'eau. Il faut en attendre une plus grande transparencedes prix, mais inévitablement des augmentations liées à l'améliorationdes infrastructures et des équipements d'assainissement.

            Comptetenu de la vétusté de certaines usines de production d'eau potable etdu réseau de distribution, la stabilisation des prix n'est pas pourdemain et l'évolution des coûts risque de faire très mal auportefeuille des abonnés.

          Faceà cette situation, le S.D.A.G.E. propose d'engager des réflexions surle positionnement financier et tarifaire en cohérence avec le schémad'allocation des ressources. Il s'agit avant tout de structurer etcoordonner la gestion de l'eau tout en respectant les nécessairessolidarités financières et tarifaires entre les abonnés quel que soitleur lieu de résidence. En effet, dans ce contexte de mobilisation etde desserte en eau très différencié, où les régions du Nord et duCentre alimentent le Sud de l'île, il convient de réduire voire mêmed'uniformiser le prix de l'eau et ce, dans un souci d'une plus grandesolidarité sur l'ensemble du territoire de la Martinique.

          Resteà traduire ces bonnes intentions par des actes concrets si on veutrendre crédible les recommandations du SDAGE. A moins que l'onconsidère qu'il n'y a pas d'urgence et que les mouvements d'humeur desabonnés sont des épiphénomènes qui finissent par … une tempête dans unverre d'eau !                                                   

                                                                          

L'eau potable du simple au triple suivant les îles de l'Archipel

 

Le Guadeloupéen dépense 1,71 € le m3 d'eau potable et 2,23 € s'il bénéficie d'un service public d'assainissement. Les 63 millions de m3d'eau distribuée se perdent quasiment à moitié dans les canalisations,avant d'arriver au robinet de l'abonné. La consommation journalièredomestique par habitant est de 206 litres. La gestion des services d'eau potable et d'assainissement est assurée en majorité en intercommunalité.  

Parmiles 34 communes qui composent l'archipel guadeloupéen, 28 bénéficientd'un service public d'eau potable et d'assainissement. En 2001, 6 % deslogements ne sont toujours pas desservis en eau potable et 60 % ne sontpas raccordés à un réseau public d'assainissement. Quatre logements surdix sont raccordés à une station d'épuration et plus de la moitiédispose de l'assainissement autonome.

Des disparités entre les îles de l'archipel  

    L'eaupotable distribuée dans les robinets des ménages guadeloupéens a uncertain coût. Le prix moyen TTC, pratiqué sur l'ensemble des communes,s'élève à 1,71 € le m3 positionnant ainsi le département au 8ème rang des prix les plus élevés.       Ilfaut toutefois préciser que ce prix moyen varie selon que leconsommateur réside en Guadeloupe continentale (1,38 €) ou dans lesdépendances (3,98 €). Suivant les communes, le prix appliqué se situeentre un minimum de 0,92 € le m3 et un maximum de 5,94 € le m3. Enajoutant le coût de l'assainissement dont bénéficient 28 communes sur34, le prix moyen total TTC de l'eau atteint 2,23 € le m3 pour l'ensemble de l'archipel. Le département se place ainsi au 16èmerang des prix les moins chers. Il est de 1,83 € en Guadeloupecontinentale et de 4,99 € pour les dépendances. Pour 2001, il est ànoter que certaines communes n'ont pas déclaré facturer les servicesliés au réseau d'assainissement alors que ces derniers étaient rendus àl'usager. En comparaison avec la moyenne nationale, le coût de ladistribution de l'eau potable est supérieur de 25 % mais le prix globalavec l'assainissement est inférieur de 18 %.

Source : INSEE – Antillane Eco. N° 63 – mai 2005

 

 

 

 

 

 

 

 

 
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